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Au Québec, on utilise les termes « renseignements de santé et de services sociaux », ou plus simplement « données de santé », pour désigner des informations personnelles qui peuvent se rapporter à l’état physique ou mental d’un patient, ou à sa trajectoire de soins dans le système de santé.

Une donnée de santé peut, par exemple, être:

Des données de santé sont souvent recueillies et utilisées lors de projets de recherche. Cela contribue à faire progresser les connaissances et à améliorer les soins de santé au bénéfice de toute la population.
En analysant ces données, les équipes de recherche peuvent notamment :
Pour protéger les données de santé des personnes concernées, ces projets de recherche doivent respecter des règles strictes de confidentialité, de sécurité et d’éthique.
Les projets de recherche peuvent s’appuyer sur des données obtenues avec ou sans consentement. Chaque situation est soumise à des règles particulières quant à leur accès et à leur utilisation.
En recherche clinique, la très grande majorité des données est utilisée avec le consentement de la personne concernée, c’est-à-dire que le participant donne son accord pour que les données récoltées soient utilisées par l’équipe de recherche dans le but de répondre aux questions du projet de recherche. Le protocole de recherche et le formulaire de consentement du participant détaillent l’ensemble des données recueillies, la méthode et la durée de conservation, ainsi que les usages que le chercheur et son équipe peuvent en faire.
À l’inverse des données obtenues avec consentement, dans certains projets, des données de santé peuvent être utilisées à des fins de recherche sans que le consentement des personnes concernées ait été préalablement obtenu. Il s’agit alors de données obtenues « sans consentement ».
Les projets de recherche qui recueillent et utilisent des données de santé, qu’il s’agisse des données recueillies avec ou sans consentement, doivent avoir été approuvés par un comité d’éthique de la recherche. Ce comité a pour mission de veiller à la sécurité et au bien-être des participants et de s’assurer que la recherche se déroule conformément aux principes scientifiques et éthiques applicables. Ces principes exigent notamment que les chercheurs protègent adéquatement les données recueillies et les utilisent au bénéfice des participants et de la population.
De plus, les lois québécoises prévoient des mesures pour encadrer la sécurité des données et la protection de la vie privée. Par exemple, certains projets doivent réaliser une Évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (EFVP). Une EFVP est une démarche préalable qui vise à s’assurer qu’un projet de recherche protège adéquatement les données de santé.
Les chercheurs du secteur privé qui veulent accéder et utiliser des données de santé à des fins de recherche, sans le consentement de la personne concernée, doivent de plus s’adresser à un guichet unique, qui s’appelle le Centre d’accès pour la recherche (CAR). Le CAR assure la coordination et le contrôle de l’accès d’un chercheur du privé à la suite d’une demande d’autorisation. Par exemple, il s’assure que les conditions d’accès et les approbations éthiques requises sont obtenues et doit prendre les mesures nécessaires afin d’assurer en tout temps le respect des plus hauts standards reconnus en matière de protection des renseignements.

Il existe divers moyens de protéger la vie privée des participants et la confidentialité de leurs données, par exemple, en utilisant des techniques de dépersonnalisation et d’anonymisation.
C’est un processus qui permet de retirer toutes les informations qui permettent d’identifier un patient directement. Par exemple, un chercheur ne pourra consulter que son diagnostic et son traitement, sans savoir qui est ce patient. Une donnée dépersonnalisée peut toutefois permettre d’identifier un patient indirectement. Par exemple, un hôpital pourrait détenir un code permettant de lier les données dépersonnalisées au nom et à l’identité de la personne concernée.
C’est aller encore plus loin dans la protection de la donnée. Lorsque les données de santé d’un patient sont anonymisées, il n’est plus possible, même indirectement, de connaître l’identité de la personne, et ce, de façon permanente. Par exemple, il ne serait plus possible d’associer un diagnostic et un traitement à l’identité du patient.

Visitez le Portail du gouvernement du Québec ou apprenez-en davantage sur les droits des patients, des participants et des citoyens.